FranceRéservé aux membres 27/06/20261Ajouter aux favoris

Le texte est verrouillé, non amendé, et le vote solennel est fixé au 30 juin. La manifestation du 28 juin place Fontenoy est la dernière occasion publique de faire entendre la voix des catholiques, des soignants et des familles.
Nous avions suivi chaque étape de ce marathon législatif depuis sa reprise en janvier 2026 : la motion de rejet échouée, le vote de l'article premier, les alertes de la SFAP, le mot de Mgr Aveline, les réserves de Bayrou. Il reste quatre jours. Le vote solennel de l'Assemblée nationale est fixé au 30 juin 2026. En attendant, le 28 juin, la rue parle.
La manifestation nationale contre l'aide à mourir est convoquée le samedi 28 juin 2026, place Fontenoy à Paris, à 16h. L'Alliance Vita, la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), SOS Bébés et les Survivants appellent à y participer. Le texte de loi a été verrouillé par la majorité : aucun amendement substantiel n'a été accepté. Plusieurs organisations de soignants maintiennent leur opposition de principe. Trois députés de gauche ont rejoint les opposants dans la dernière ligne droite. La procédure parlementaire a été décrite dans la presse comme « une loi au forceps » : la majorité a utilisé les outils du règlement pour limiter le débat et écarter les voix dissidentes.
L'Evangelium Vitae de Jean-Paul II est sans ambiguité : « L'euthanasie est une grave violation de la loi de Dieu, en tant qu'elle constitue le meurtre délibéré d'une personne humaine » (EV, n. 65). Le Catéchisme de l'Église catholique précise : « Une action ou une omission qui, par elle-même ou dans l'intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur » (CEC, n. 2277). La loi française en préparation, quelle que soit la terminologie retenue - aide à mourir, mort médicalement assistée - entre dans cette catégorie morale. Changer le nom ne change pas l'acte.
Pour les fidèles engagés dans les soins palliatifs, cette loi crée une pression morale redoutable : risquer d'être contraints, dans l'institution où ils travaillent, d'orienter un patient vers un protocole qu'ils jugent gravement mauvais. La clause de conscience - si elle est maintenue dans le texte final - constituera le premier rempart légal. Mais son champ d'application réel reste incertain, et les précédents européens (Belgique, Pays-Bas) montrent qu'elle s'érode avec le temps. L'enjeu est aussi symbolique : une société qui légalise le meurtre délibéré de ses membres les plus vulnérables dit quelque chose de sa vision de l'homme.
La mobilisation citoyenne est réelle et plus large qu'en 2005 (débat Leonetti). Mais l'expérience belge, citée par tous les opposants, montre que les lois sur l'euthanasie, une fois votées, ne reculent jamais - elles s'élargissent. Les garde-fous initiaux (maladie terminale, souffrance insupportable) tombent les uns après les autres, décennie après décennie. L'enjeu du 30 juin n'est donc pas seulement un vote de plus : c'est un seuil anthropologique que la France s'apprête à franchir.
Rejoignez la manifestation du 28 juin, place Fontenoy à 16h. Relisez Evangelium Vitae, n. 65-77, et faites-le circuler dans vos paroisses et vos familles. Soutenez la SFAP dans son combat pour le développement des soins palliatifs comme alternative crédible et humaine à l'euthanasie. Et priez : pour que la France retrouve le courage de choisir la vie.
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