Monde 28/06/20265Ajouter aux favoris

Le cessez-le-feu signé le 19 juin entre les États-Unis et l'Iran vacille : Trump menace désormais de "détruire l'Iran", tandis que le front israélo-libanais reste sous tension. L'architecture diplomatique tient encore, mais sans conviction. Les chrétiens d'Orient n'y figurent toujours pas.
Nous avions suivi la fragilisation progressive de l'accord USA-Iran du 19 juin - la menace d'Ormuz agitée par Téhéran, la résistance prudente de Netanyahu, les ambiguïtés de Rubio. Le 28 juin, La Croix rapporte que le cessez-le-feu est "mis à mal" : Donald Trump menace cette fois de "détruire l'Iran" si le régime ne respecte pas ses engagements. La mécanique de l'intimidation remplace la mécanique de la négociation.
Le front israélo-libanais demeure sous tension. Les propos de Rubio sur des "avancées" dans le dossier Israël-Liban sont démentis par la réalité du terrain. JD Vance, qualifié dans nos colonnes de "négociateur malgré lui", continue de porter un accord que ses propres alliés ne défendent pas avec conviction.
Ce qui se joue ici dépasse la géopolitique immédiate. La région du Moyen-Orient porte en elle des millions de chrétiens - en Liban, en Irak, en Syrie, en Égypte, en Terre Sainte - dont l'existence dépend directement de la stabilité des équilibres régionaux. Chaque fois que le cessez-le-feu vacille, ce sont des familles chrétiennes qui se demandent si elles pourront rentrer dans leurs villages, si leurs enfants iront à l'école demain.
L'accord du 19 juin ne contenait aucune clause de protection des minorités religieuses. Nous l'avions noté dès sa signature. Cette lacune n'est pas un oubli technique : elle traduit une vision purement stratégique des équilibres régionaux, dans laquelle les chrétiens d'Orient n'ont pas de représentant, pas de lobby, pas de poids diplomatique.
L'Aide à l'Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes continuent de documenter les situations concrètes : déplacements, destructions d'églises, menaces sur les communautés. Leur travail de terrain reste la seule boussole fiable pour mesurer l'impact humain réel de ces instabilités diplomatiques.
"Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Mt 28, 20). Ces paroles du Seigneur sont la seule certitude des chrétiens d'Orient face aux soubresauts d'une diplomatie qui les oublie. Que leur fidélité soit notre reproche et notre prière.
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C’est toujours les mêmes qui font la une, mais les chrétiens d’Orient, eux, on les oublie. Personne n’en parle vraiment.
Toujours la même chose : on parle missiles et diplomatie, mais qui se soucie des chrétiens qui quittent la région en silence ?
C'est bien de parler géopolitique, mais on oublie trop souvent les chrétiens là-bas qui vivent dans la peur au quotidien.
C’est toujours la même chose : on discute des accords et des menaces, mais qui se soucie vraiment des chrétiens qui fuient encore une fois sans savoir où dormir ce soir ?
On prie pour eux, mais on a l'impression que ça ne suffit pas. Ça serre le cœur de les voir encore abandonnés.
Accord USA-Iran : le protocole signé, Ormuz ouvert puis refermé, les chrétiens attendent