Monde il y a 5 h6Ajouter aux favoris

Un prêtre catholique a été assassiné à Bangassou, en République centrafricaine. Un nom de plus dans la longue liste des martyrs africains, dans un pays où l'Église paie un prix de sang depuis des années.
Vatican News France rapporte l'assassinat d'un prêtre catholique à Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine. Bangassou est une ville que nous connaissons : elle a été le théâtre de violences contre les chrétiens à plusieurs reprises, dans un pays déchiré depuis 2013 par des conflits armés opposant différentes factions à l'armée régulière. L'identité du prêtre et les circonstances précises de son assassinat n'ont pas encore été communiquées par les sources disponibles à l'heure de boucler cette livraison.
Nous avions suivi de près les massacres du Nigeria - 28 chrétiens tués à Kawel (Plateau State) fin juin, dont le pasteur Markus Nyam. La mort de ce prêtre centrafricain s'inscrit dans le même tableau : une persécution silencieuse des chrétiens en Afrique subsaharienne, systématiquement ignorée par les médias occidentaux.
L'Église en République centrafricaine est l'une des institutions les plus actives dans la médiation des conflits. Les prêtres y exercent souvent un rôle de protection des populations civiles, ce qui en fait des cibles privilégiées pour les groupes armés qui veulent déstabiliser le tissu social. Tuer un prêtre, c'est frapper l'Église au coeur de sa mission pastorale et humanitaire.
L'Aide à l'Église en Détresse (AED) et Portes Ouvertes documentent régulièrement la situation en RCA. Leur suivi sera indispensable pour vérifier l'identité de ce martyr et recueillir le témoignage de sa communauté.
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). Ce prêtre inconnu du monde, connu de Dieu, rejoint la communion des martyrs de l'Église d'Afrique. Sa mort n'est pas un fait divers : c'est un acte de foi ultime. Prions pour lui, pour sa communauté, et pour que son nom soit bientôt connu et honoré.
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Est-ce qu’on sait si les prêtres sont visés exprès ou si c’est juste la violence aveugle qui frappe tout le monde ?
Encore un prêtre tué là-bas... Ça me serre le cœur, c'est comme si on arrachait un morceau de l'Église.
C’est terrible, cette violence qui ne s’arrête jamais là-bas. On dirait que l’histoire se répète, mais en pire à chaque fois.
Ça me serre le cœur de voir encore un prêtre tué là-bas. Combien de familles vont prier en silence sans même pouvoir lui dire adieu ?
C’est terrible, et on oublie trop les laïcs qui tombent là-bas aussi. Les catéchistes, les mamans de la chorale… personne ne les cite dans les communiqués.
Prier, c’est essentiel, mais savoir qui a commis cet acte et dans quel contexte, ça nous aiderait à mieux soutenir les chrétiens là-bas.
Prier, c'est indispensable, mais ça n'empêche pas de vouloir savoir ce qui s'est vraiment passé. Les deux ne s'opposent pas.
Nigeria : la persécution silencieuse dans la Middle Belt